mercredi 5 mars 2014

Performance, Excellence, Coaching et... Rentabilité!

Dix jours que les XXIIèmes Jeux Olympiques d'hiver sont finis, (et à deux jours de l'ouverture des Jeux Paralympiques), je me disais que pas un athlète, pas une équipe participant à ces Jeux n'y est allé sans une préparation intense et laborieuse, un entrainement rigoureux, et une grosse équipe de soutiens, de "ressources": préparateur physique, entraineur, préparateur mental, kiné, ostéopathe, etc… 
Selon la discipline, les moyens du pays représenté, cette équipe est plus ou moins étoffée, mais aucun des athlètes présents à SOTCHI, ni à aucune autre édition des J.O., d'hiver ou d'été, ni aucun championnat, aucun n'y est allé sans... son coach!

Certains ont eu des médailles, d'autres pas… Or, argent ou bronze, quelque fut le résultat, il laisse globalement peu de place au hasard ou à la chance et, en tout état de causes, tous ceux qui ont participé à ces jeux l'ont fait en espérant gagner et ramener au pays la médaille symbole de leur engagement, de leur motivation et de leur travail…

Toutefois, comment les uns et les autres pourraient-ils parvenir à un tel niveau de performances, et d'excellence dans leur discipline, sans un accompagnement de chaque instant?
Comment peut on imaginer qu'il serait possible d'atteindre les podiums sans un entraineur pour acquérir la technique, un préparateur mental pour conjurer le doute, et un préparateur physique pour optimiser la "machine"?
Aucune fédération sportive, d'aucun pays du monde, n'envisage sérieusement d'envoyer un athlète aux Jeux Olympiques sans lui avoir fourni tout l'accompagnement nécessaire, et indispensable, à atteindre son meilleur niveau!

Eh bien pourtant, c'est ce que font la plupart de nos entreprises avec leurs managers, quelque soit leur niveau de responsabilité: elles les chargent d'atteindre le meilleur niveau de performances dans tel ou tel domaine, d'atteindre l'excellence, et considèrent qu'ils vont y arriver tout seuls, comme des grands, sans l'aide de quiconque… simplement "parce qu'ils sont payés pour ça"!

Alors, évidemment, notre système de formation initiale y est pour beaucoup: on a tellement répété à nos diplômés issus de nos Grandes Écoles, quelles soient de management ou d'ingénieurs, qu'ils étaient "l'élite", la "fine fleur", pas question d'entamer leur belle confiance en leur proposant de se faire accompagner… 
Pas question de discréditer le système en laissant le champ libre au doute sur la qualité de leur formation et de leurs compétences!
Pourtant, tous, à un moment ou un autre auraient besoin d'être confrontés, stimulés, remis en question. Tous auraient besoin d'un coup de main, d'un regard extérieur pour surmonter un doute, corriger une posture ou améliorer leur impact.

On ne gagne pas la descente en ski alpin au Jeux Olympiques, tout seul, en descendant 10000 fois la même piste, fut-elle noire… ça ne suffit pas! Il faut un regard extérieur pour corriger les défauts, rendre le geste plus efficace et améliorer la performance, atteindre l'excellence.

Les entreprises de notre pays peinent encore à recourir au coaching: mal connu, mal perçu, l'accompagnement professionnel est encore réservé soit à quelques "happy few" soit à des managers en difficulté et souvent vécu comme "la dernière chance"… 
Il est plus rarement vu comme le facteur indispensable au développement des compétences, des justes comportements, qui entraineront le collaborateur vers plus de performance et vers l'excellence, tout en le respectant.

Pourtant, on ne fait pas un champion d'un sportif qu'on n'a pas entrainé, coaché, de même on ne peut atteindre le meilleur niveau de management, donc la meilleur performance, sans remettre en question sa façon de faire… 
En ce sens, le coach permet au manager en confrontant son mode de fonctionnement, en exprimant ses doutes, ses difficultés, de trouver de nouvelles voies, de nouveaux angles et atteindre plus rapidement, plus sûrement, et avec moins d'énergie les objectifs qui sont les siens.

En permettant à ses cadres, ses managers, ses dirigeants d'être accompagnés, l'entreprise va s'assurer de leur permettre leur meilleur niveau de performance, l'excellence dans leur fonction, et va donc maximiser son efficacité, et donc sa…rentabilité!

Autre effet induit, elle diminuera le taux de stress en permettant l'accès à un lieu d'écoute sécurisé (la relation avec le coach est 100% confidentielle) où les situations de tensions, les dilemmes, les doutes  pourront être analysés avec du recul et de la hauteur de vue. A une époque où les risques psychosociaux sont un enjeu majeur, voilà qui n'est pas un luxe...

Et de même que le sportif est accompagné, coaché, entrainé en permanence, y compris quand il est au top du classement, le manager doit pouvoir bénéficier d'un coach même quand "tout va bien"… Ce n'est pas parce que "tout va bien" qu'il n'y a pas quelque part quelque chose qui mérite qu'on y porte attention et qui permettrait que ça aille encore mieux!

Alors, dans une période où il se dit que la France peine à renouer avec la croissance (cependant que nos voisins, eux, y arriveraient), et où on sent clairement monter la pression dans les organisations, pensez vous vraiment que nous allons pouvoir décrocher la médaille d'or sans le coaching?

1 commentaire:

  1. Oui Guillaume, j'adhère à ce qui est dit dans ce texte. Le monde de l'entreprise mériterait le coup de pouce qu'apporte le coach, cette aide ponctuelle qui rend l'autre plus fort plus autonome et meilleur dans l'environnement où il se trouve ; Marie-Cécile Juliand Coach membre de l'association http://www.laplateformedescoachs/

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